Bonjour chère Amélie, Je réalise de loin la surprise qui peut être la votre en ce moment où vous me lisez. Si vous m'avez oublié, sachez que cela est loin d'être mon cas vis-à-vis de vous. Et pourquoi? Vous l'imaginer sans doute. Bien, bonne année 2010 tout d'abord. En fait, j'ai gardé naturellement le réflexe de la diffusion permanente de votre œuvre ( du moins l'extrait qui a été publié à l'époque sur grioo.com, avec votre interview), question toujours d'épargner ces souffrances de la prostitution esclavagiste à nos jeunes qui ignorent encore ce piège mortel et qui mijoteraient en secret la terrible aventure vers l'Europe. J'ai fait une nouvelle mise en forme de l'extrait: - Agrandissement au caractère 14, et - Mise en gras avant impression, ce qui peut encourager sa lecture dans une Afrique où on ne lis pas beaucoup. Avec votre interview cela fait environ 15 pages à la fin. Toujours soucieux d'associer les jeunes à mes recherches en général, je les ai aussi invités à comprendre, et surtout à participer à votre combat, notre combat. C'est ainsi que hier dans ma classe de Terminale C, 39 élèves déjà sur 60 environs ont versé 250FCFA chacun, de manière volontaire, car nous avons un projet de 50 photocopies en vue. Il s'agit de photocopies que nous allons distribuer aux autres jeunes, filles comme garçons, afin de relayer votre travail. Les inviter à contribuer par eux-mêmes (un sponsor à lui seul ferait cela aussi) et surtout à gérer cet argent par eux-mêmes sous ma coordination, a pour but de les élever, les responsabiliser tout simplement. Voilà un moyen de sensibiliser continuellement la jeunesse sur ce fléau, même avec les moyens de bord, au fil des promotions d'élèves. Il n'empêche que si l'on venait à obtenir même un petit sponsoring de temps en temps, ou occasionnellement, cela permettrait, pendant la fête de la jeunesse, autour du 08 mars, lors de la journée de l'enfant africain, ou lors des multiples rencontres entre jeunes ( conférences, match des incollables, olympiades,etc.), de faire 100, 200, voire 300photocopies, si vous l'autorisez toujours, quoi. N.B. A l'université de Douala, une page de photocopie coûte actuellement 10(dix)FCFA. Voilà résumé l'objet de ma présente lettre Amelie. Peut-être que cela vous suggèrera d'autres idées. A bientôt. KOM Bernard.
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