Examens Officielsau Cameroun:Remarques et suggestions (sept.2007)

CENTRALE PANAFRICAINE
 DE RECHERCHES
SCIENTIFIQUES ET
CULTURELLES (C. P. R. S. )
-S/C  B.P. 3583 DOUALA
-Cel : 00 (237) 99 87 74 59
-Email : kombernar@yahoo.fr
-Siteweb : www.centralepanafri.onlc.fr
 
 
 
EXAMENS  OFFICIELS


AU CAMEROUN :

 
REMARQUES &  SUGGESTIONS
 
 
 
 
 
 
                                                                        Par
 
 
KOM Bernard
 
Chercheur indépendant
 
 
 
 
 
 
« Je suis entrain de surveiller le Bac. »
Un auditeur burkinabé sur Plein Sud, RFI, le 14 Août 2007
 
                                      Septembre 2007
 
 
 
SOMMAIRE
 
 
 
 
1-     Du décompte des feuilles de composition…………………………………… ..1
2-     De l’accès de la sécurité publique dans un secrétariat d’examen ……………..2
3-     Des sanctions contre les éducateurs aux examens ………………………….…2
4-     De la couleur du stylo à bille ………………………………………………..…2
5-     Des calculatrices programmables………………………………………………3
6-     Des codes d’anonymat…………………………………………………………4
7-     Du concours d’entrée en 6ème…………………………………………………..4
8-     Des rapports humains aux examens …………………………………………...5
9-     De la gestion aisée des épreuves facultatives aux examens……………………5
10-De l’épreuve de technologie au BEPC…………………………………………6
11- De la distribution des feuilles de composition en salle au BEPC………….….7
12- Du suivi médical des candidats…………………………………………….….7
13- Du bordereau d’expédition des copies et documents annexes……………….7
14- Du remplissage des plans de salle …………………………………………….7
15- Du report des contentieux……………………………………………………..7
16- Des textes régissant les examens ……………………………………………..7
17- Des espaces entre deux épreuves……………………………………………...8
18- D’un algorithme minutieux du travail de délibération………………………...8
19- De la détection des fraudeurs suspendus……………………………………....8
20- Des livrets scolaires…………………………………………………………...8
21- Des délibérations informatisées……………………………………………….9
22- Du vice-président du jury……………………………………………………...9
23- De quelques détails généraux………………………………………………….9
24- De la modulation des notes…………………………………………………..10
25- Avis aux chercheurs………………………………………………………….10
 
 
 
1-    Du décompte des feuilles de composition
 
Dans un secrétariat d’examen, on a coutume de compter à l’avance les feuilles de composition la veille, question d’assurer un bon démarrage des épreuves le premier jour, c’est-à-dire le lendemain. On forme ainsi souvent plusieurs tas de 32, 33, 34 ou 35 feuilles chacun (selon le contexte),  que l’on empile ensuite.
 
Question : Comment déterminer le nombre par excès de tas que l’on peut prévoir pour toute la durée de l’examen ?
 
Solution : Supposons qu’il y ait par exemple 06 (six) séries S1, S2,……..S6 avec les effectifs E1, E2, ……..,E6 dans le sous-centre, et les nombres respectifs
m1, m2,…….,m6 de matières à passer par série.
 
Séries
Effectifs
Nombres de matières
NMFC
S1
E1
m1
E1 m1
S2
E2
m2
E2 m2
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
S6
E6
m6
E6 m6
 NMFC = Nombre Minimum de Feuilles de Composition
-         Le nombre total de feuilles de composition nécessaire pour tout l’examen est :
NTFN = E1 m1 + E2 m2 +….+ E6 m , le strict minimum
 
-         Si n désigne le nombre moyen de feuilles de composition à compter par tas, alors le nombre de tas à constituer est :
 
NTAC = E (NTFN /n)  +1, c’est à dire
NTAC = E ((E1 m1 + E2 m2 +…+ E6 m6 ) /n) + 1   , où E désigne la partie
 
entière,et n un entier naturel variant souvent entre 28 et 35.
 
Application Numérique :
 
Séries
Effectifs
Nombre de Matières
NMFC
A4 ALL
112
08
112 X 8 =    896
A4 ESP
137
08
112 X 8 = 1 096
B
290
08
290 X 8 = 2 320
C
81
09
81 X 9   =    729
D
197
09
197 X 9 = 1 773
E
34
08
34 X 8   =    272
TOTAL
NTFN    = 7 086
 
-         Si n = 35, alors NTAC = E(7086/35) +1 = 202 + 1 = 203  tas
 
La précédente formule peut trouver une analogue dans le cadre du décompte des rames de papier à acheminer dans les sous-centres  d’examens de la République. Elle peut servir à contrôler les excédents souvent trop élevés de rames de papier en fin d’examen, dans certains sous- centres. Au secrétariat d’examen elle peut garantir une certaine rapidité des opérations, étant donné que bien gérer c’est prévoir.   
 
2-    De l’accès de la sécurité publique au secrétariat d’examen
 
La sécurité publique, dans le cadre de leurs besoins, a d’habitude accès aux secrétariats d’examens officiels pour effectuer des relevés dans le tableau des effectifs du sous centre.
        Cet accès a généralement lieu sur simple présentation de leur (s) badge (s).
Ne devrait –on pas, pour des besoins de commodité, relever par écrit les coordonnées de ces délégués de la sécurité publique, ou simplement leur exiger tout au moins de laisser des photocopies(légalisé ?) de leur C.N.I. , ainsi que leurs contacts téléphoniques, éventuellement.
 
3-    Des sanctions contre les éducateurs aux examens
 
Des sanctions légitimes sont de plus en plus prononcées à la fin de chaque session d’examen, vis-à-vis des indélicatesses commises par des candidats ou des encadreurs (surveillants, membres de secrétariats, correcteurs ou chef de centre,  etc…). Mais à l’observation de certaines d’entres elles, il y a apparemment disproportion avec la faute commise.
Par exemple, même si le travail du secrétariat exige calme, rigueur, méthode et ardeur, il n’en demeure pas moins qu’il est souvent harassant, et que l’erreur reste et restera toujours bien humaine. D’où parfois des entêtes non coupés ou non anonymés.
Est-ce que la commission nationale des fraudes aux examens ne pourrait –t elle pas envisager d’autres niveaux de sanctions un peu plus légers pour des cas de fautes de naïveté, des fautes involontaires ayant eu peu de répercussions, etc. Ça pourrait être des sanctions s’étendant juste sur un an, par exemple. D’un autre côté, tout être humain étant faillible, il est arrivé souvent par erreur qu’un professeur de lettre soit convoqué par l’office pour être chef de salle de correction de maths, ou qu’un professeur de physique soit convoqué pour corriger l’anglais. L’on est logiquement en droit de se demander si de tels manquements feront autant l’objet de sanctions à l’endroit des responsables concernés.
 
4-    De la couleur  du stylo à bille
 
Aux examens officiels, l’enseignant utilise selon le contexte un stylo à bille à encre bleue, noire, violette ou rouge.
Est-ce qu’on ne pourrait pas rationaliser cet usage en précisant pour chaque couleur de stylo à bille, les tâches élémentaires y afférentes.
 
 
 
      Par exemple, comme l’indique le tableau suivant :
Au stylo à encre bleue, noire ou violette
Au stylo à encre rouge
-         Signature des copies en salle 
-         Rédaction de rapports 
-         Remplissage de plans de salle 
-         Remplissage des P.V de
      surveillance, etc.
- Report des anonymats sur les relevés de notes, etc.
-         correction des copies 
-         Anonymat des copies
-         Remplissage des fiches  statistiques aux corrections 
-         Report de notes sur les relevés, etc.
 
5-    Des calculatrices programmables
 
Pour ce qui est de l’O.B.C. tout au moins, les textes autorisent depuis deux ans maintenant l’usage des calculatrices programmables. Mais, cette mesure qui est bien dans l’air du temps, à savoir adapter les (nouvelles) technologies à l’enseignement, ne devrait-elle pas s’accompagner de quelques véritables restrictions ?
Eh bien comment ? Dans la mesure du possible,
a)     Sélectionner un certains nombre de calculatrices programmables relativement courantes,
b)    Relever pour chacune d’elles quelques caractéristiques extérieures telles que
i- La longueur et la largeur de l’appareil,
ii- Les dimensions de l’écran
iii-Les nombres de touches
iv-Le nombre de piles utilisées
v- Le type de piles utilisées
vi-La marque, etc.
c)     Étudier pour chacune d’elles les fonctionnalités scientifiques spéciales associées, par exemple,
i- Le tracé de fonctions
ii- La recherche des zéros d’une fonction
iii-La résolution de systèmes de 2 équations à 2 inconnues
iv-La résolution de systèmes à 3 équations à 3 inconnues
v- Le calcul d’intégrales définies, etc
d)    Étudier l’impact de ces fonctionnalités sur la nécessité pour l’élève de maîtriser certains objectifs pédagogiques vus en classe. Juger si l’usage de ces fonctionnalités apporte peu ou trop de facilités à l’apprenant
-         Tolérer une marque si le degré de facilité est faible
-         Interdire une marque (en spécifiant ses références), si les facilités offertes sont jugées élevées.
En réalité, en l’état actuel du niveau de vie dans nos sociétés, la pédagogie ne saurait peut être pas encore envisager des « sujets programmables » (sujets supposant la détention d’une calculatrice programmable par l’élève), étant donné que la possession de telles calculatrices reste encore le fait d’une stricte minorité.
 
 
 
6-    Des codes d’anonymats
On sait combien ils aident tout au moins dans la différenciation des candidats et dans la gestion transparente des opérations de corrections et de délibérations.
De leur conception dépend beaucoup la réussite du travail dans un secrétariat d’examen.
         Un code d’anonymat simple peut être facilement mémorisable, et donc détectable. Un code complexe quant à lui peut freiner les opérations d’anonymat par sa lourdeur ou plus encore, favoriser les erreurs d’anonymat.
        Alors, comment concevoir un code acceptable ? Une tradition louable en la matière fait que les codes d’anonymat soient le plus souvent formés de deux lettres alphabétiques suivies d’un nombre de quatre chiffres. L’expérience montre que la tache de l’anonymeur est davantage aisée lorsque les deux derniers chiffres du code coïncident avec les  deux derniers chiffres du numéro de table correspondant.
Considérons l’exemple suivant, portant sur 73 candidats :  
 
N° de table
Code 1
Code 2
Code 3
127
AT 4312
SK 4307
MJ 4327
128
AT 4313
SK 4308
MJ 4328
.
.
.
 
.
.
.
.
.
.
.
.
.
198
AT 4383
SK 4378
MJ 4398
199
AT 4384
SK 4379
MJ 4399
 
A s’engager dans l’anonymat de ces 073(soixante treize) candidats selon chacune des trois possibilités précédentes, l’on ne tarde pas à réaliser la préférence pour le troisième code, le code 3.
Le code 2 est relativement meilleur que le code 1, car il possède au moins une correspondance à un chiffre avec le numéro de table. Le code 1 est le moins bon parce qu’il est plus hermétique et offre une moins bonne possibilité de détection d’erreurs, le cas échéant.
Puisse cette remarque inspirer les concepteurs de codes d’anonymat aux examens.
 
7-    Du concours d’entrée en 6ième
 
Une observation assez légitime que l’on fait à l’égard de ce concours c’est que le coût de la copie corrigé est resté égal à 30 F CFA (Trente FCFA) depuis plusieurs années, et peut être même, plusieurs décennies. Ce coût qui semble vouloir rester encore égal à lui-même devrait évoluer un jour. Des enseignants ont corrigé à ce prix, et leurs enfants devenus enseignants en font pareil.
Tout système étant amené à s’améliorer, il faudrait bien qu’une génération de décideurs viennent un jour à l’examiner autant que les autres problèmes stagnants de l’enseignement.
 
8-    Des rapports humains aux examens<

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Commentaires (0)

Aucun commentaire pour l'instant, soyez le premier à laisser un commentaire.

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau

Créer un site gratuit avec e-monsite.com - Signaler un contenu illicite