HISTORIQUE DE LA C.P.R.S.
L’ Origine de la culture centrale panafricaine de recherches scientifiques et culturelle (C.P.R.S.) est liée à mon histoire, à ma vie. Elle a fait suite à une conjonction de plusieurs facteurs qui avaient façonné mon parcours jusque-là.
Mes études primaires élémentaires qui s’achèvent en juin 1977 avaient été celle d’un élève généralement brillant. Il me souvient même qu’une fois, alors que j’étais au CMI j’avais pleuré chaudement en public dans les bras de ma mère, pour avoir été classé deuxième (j’étais habituellement premier), lors de la lecture solennelle des résultats de fin d’année.
Cette manifestation innocente de mon ‘’échec’’ m’avait valu des remontrances de la part de ma mère qui m’avait alors conscientisée sur le caractère orgueilleux de mon comportement, étant donné que d’autres n’en n’ont pas autant.
Mon parcours du secondaire, au contraire, n’aura véritablement rien d’exceptionnel. D’un élève ‘’assez bien’’ en 6è et 5é, mes performances scolaires allaient s’affaiblir doucement et progressivement vers celle d’un élève ‘’ passable’’ ‘’Moyen’’, puis ‘’ médiocre’’ et même de niveau ‘’insuffisant’’, et ce jusqu’en classe de terminale.
C’est donc dans cette allure que survient logiquement mon échec au Bac en 1984. Un échec par lequel je réalise quelque peu que ce qui arrive aux autres pouvait m’arriver. Mais cette prise de conscience ne sera pas suffisamment profonde, car elle reste légèrement dominée par la fierté due à des succès récurrents, bref un petit optimisme béat qui m’animait encore.
De ce fait, avec une assiduité toujours relativement insuffisante, peut-être en raison de la pratique du football (mon sport préféré) , je suis alors cueilli à froid par un deuxième échec à la session suivante du baccalauréat. Et c’est (jusque- là) probablement le tournant le plus important de ma vie.
Ces deux défaites successives sur mon parcours, plutôt que d’émousser mes ardeurs, contribuent au contraire à provoquer mon orgueil de combattant. J’enrage alors, et j’engage le ruminement de ma revanche.
Mon tempérament va ensuite virer spontanément à l’introspection, et une nouvelle dimension de mon être va ainsi progressivement prendre naissance.
C’est dans cet état d’esprit que je quitte le lycée sultan Ibrahim Njoya de Foumban, établissement dans lequel je venais de passer l’essentiel de mon cycle secondaire. Cette même année 1985 marque mon départ du toit familial puisque l’année scolaire 1985/1986 suivante, je m’inscrits au collège MONGO BETI de Yaoundé, tout en commençant aussi ma carrière de locataire, non loin du collège.
Cette année scolaire sera capitale dans l’émergence progressive de ma véritable personnalité morale, intellectuelle et surtout spirituelle. Dans ce nouveau décor si soudainement implanté, je poursuivais calmement et au jour le jour, la quête de moi-même. Une question fondamentale dans cette recherche était de savoir ce qu’était devenue mon intelligence manifeste des études primaires, et surtout comment la restaurer, si une telle alchimie était possible par une quelconque démarche intérieure.
C’est ainsi que dans la liberté d’esprit, dans la patience et le recueillement je me sentais me réaliser à moi-même. Je prenais conscience de ce que j’étais en mue, que je subissais ma renaissance spirituelle.
C’est à l’occasion que n’acquit en moi la capacité à philosopher, à percevoir de manière assez vivante des notions telles que la force créatrice, l’énergie psychique etc. je compris que j’accédais à quelque chose de loin supérieure à l’intelligence que je voulais reconquérir.
L’impact spirituel de cet environnement de 85/86 qui a révélé mes prédispositions intérieures à la recherche était tel que je compris que ce cadre géographique avait probablement été choisi par le Bon Dieu pour l’éclosion de mon être. Ce dont je me réjouis et dont je suis reconnaissant. Je crois que c’est de là que vient mon tempérament de chercheur.
Lorsque j’obtiens le Bac en juin 1986, la filière universitaire qui s’harmonise alors avec mon mental, sans l’ombre d’un doute, c’est les mathématiques.
C’est ainsi qu’à force d’ardeur je parviens à obtenir ma maitrise en septembre 1990 à l’Université de Yaoundé. Jusque là l’option de la recherche doctorale était mon objectif, mais n’ayant pas eu la moyenne requise et aussi compte tenu de certains comportements humains tels que l’orgueil, le mépris, la malveillance et autres, mon itinéraire en facultés devait s’arrêter là, dans une déception profonde et larmoyante que je ne peux oublier.
Mais, à l’instar de mes deux échecs au bac, cette étape m’a pliée, mais sans pouvoir me briser. Elle m’a plutôt chargé sur le plan psychique, en me donnant la rage de vouloir relever le défi de la recherche scientifique (qui me hantait) même de manière libre et indépendante. Les exemples de nombreux chercheurs scientifiques autodidactes de renommée internationale (AMPERE, GRAMME, MENDEL, KALACHNIKOV etc...) n’étaient-ils pas là pour m’encourager dans cette voie? Entre temps, par ce que certains de mes camarades de Maitrise avaient déposés un dossier de recrutement en 4ème(quatrième) année de l’Ecole Normale Supérieure (E.N.S) de Yaoundé, j’en avais fais autant, juste pour la forme. C’est donc ainsi que, plutard, j’empruntais inattenduement le chemin de l’enseignement. Après deux années de formation au cours desquelles je me suis soigneusement préservé pour ne pas troquer mon esprit de recherche avec l’esprit fonctionnaire, je suis intégré dans la fonction publique, puis affecté au Lycée de Mbanga, mon premier poste.
Cette étape après le double échec en Terminale et la dépression en maitrise, constitue un autre tournant décisif dans ma vie. Loin d’être un moment d’aspiration paisible au bien-être matériel et à l’ascension sociale, ce fut plutôt pour moi un début de carrière dans la recherche libre. Je devais désormais puiser sérieusement dans mes archives, dans mon inspiration, loin des contraintes universitaires liées à la formation. Je gardais conscience de mon défi à relever vis-à-vis de la recherche scientifique et de l’université, étant donné l’évènement de la Maîtrise. Je machonnais toujours ma ‘’revanche’’ tout en cultivant de l’énergie, comme le dit l’adage, "Qui veut aller loin ménage sa monture."
Mon activité d’enseignant dans cette région du littoral Camerounais, tout comme aujourd’hui où j’exerce au lycée Joss de Douala, sera alliée à l’esprit de recherche. Au-delà de l’enseignement classique, j’encourage la jeunesse scolaire vers l’esprit de recherche scientifique panafricain même dans nos moyens de bord. Et pour prêcher par l’acte, je matérialise mes idées par des publications d’importances variées, individuellement ou en collaboration avec des Elèves et Etudiants aspirants chercheurs, ou des Collègues, dans divers domaines tels que l’éducation, la science, la culture, le sport etc. C’est dans cette mouvance qu’il va me germer dans l’esprit, vers 1994, l’idée de la création un jour ou l’autre d’un centre panafricain de recherche, à Mbanga éventuellement.
KOM Bernard, Directeur-Fondateur,Douala,Cameroun
Email: kombernar@yahoo.fr
Cel: 00 237 99 87 74 59
Douala le 30 Octobre 2009
Aucun commentaire pour l'instant, soyez le premier à laisser un commentaire.
Créer un site gratuit avec e-monsite.com - Signaler un contenu illicite