DE LA NAISSANCE DE LA CPRS
Plus tard après le lycée de MBANGA, alors que j’exerce déjà au lycée Joss depuis septembre 2003, l’entreprise CFAO TECHNOLOGIES invite au Cameroun le célèbre astrophysicien africain CHEICK MODIBO DIARRA. C'est alors que je publierai deux articles y relatifs dans le journal camerounais "le Messager". Je suggérais dans l’un deux la possibilité pour les forces vives africaines la mise sur pied d’une sorte de centrale scientifique panafricaine. Entre septembre 2005, date de publication de ces deux articles, et décembre 2005, il me revient à l’esprit comment les lourdeurs habituelles et les laxismes en tous genres des uns et des autres seraient loin de contribuer à l’éclosion d’une telle vision.
De ce fait, fort de ce que l’on n’est jamais mieux servi que par soi- même, et d’un minimum d’expérience accumulé, je choisi simplement de donner vie par moi-même à la Centrale Panafricaine de Recherches Scientifiques et culturelles(C.P.R.S.). Sa première matérialisation sur papier est faite avec la parution en décembre 2005 de l'article ‘’Enseignement Secondaire au Cameroun : des élèves en transes’’. L’espoir reste permis quant à ce qu’avec l’aide providentielle cette structure vienne à prendre véritablement corps au fil des années.
Et la dimension panafricaine alors ? J’ai fini par croire que mon panafricanisme, il est naturel, ou mieux inné, et que des évènements de ma vie l’ont tout juste promue. Je n’ai jamais pu m’expliquer ce souci permanent que j’avais dans ma jeunesse de connaître toutes les capitales africaines, et surtout les noms de tous les Chefs d’Etats Africains. Je disposais à cet effet d’un petit calepin que je devais mettre à jour chaque fois qu’un changement de nom de pays, de capital ou surtout qu’un coup d’état venait à avoir lieu sur le continent. Quant aux influences extérieurs à moi, la première que j’ai reçue a été insufflée par le célèbre chantre de la cause noire qu’était Bob Marley. En fait, lorsque je suis entré en classe de cinquième, mon niveau d’anglais étant assez bon, je pouvais dès lors capter la quittessence du message panafricaniste de la musique reggae, à travers des mots tels que ‘’Freedom’’, ‘’fight’’, ‘’Slavery’’, right’’ etc.
Le retentissement de la ‘’rebel music’’ en moi a été comme l’étincelle qui déclenche la poudre. Cette sorte d’initiation, je ne pouvais en comprendre le sens à cette époque. C’est la majorité atteinte que je l’ai interprétée. Les autres influences qui ont suivi ont été celles de Thomas SANKARA, MURTALA MOHAMMED ( biographie), et bien d’autres, la plus imposante revenant à la personnalité du Pr CHEIKH ANTA DIOP, le père de la recherche africaine, tête de proue de ce qu’il conviendrait d’être désigné aujourd'hui sous le vocable de panafricanisme scientifique. Ma connaissance du pr CHEIKH ANTA DIOP seulement à sa mort, a été un autre ingrédient à me tonifier, comme mes années de Bac et de Maîtrise Maths.
KOM Bernard,
Douala le 30 Octobre 2009
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