7IEME JOURNEE SCIENTIFIQUE AFRICAINE.
UNIVERSITE DE FRANCFORT - ALLEMAGNE.
Organisée par
L’AFRICAN DEVELOPMENT INITIATIVE (A.D.I.).
SCIENCE ET DEMOCRATIE
Une contribution de
KOM Bernard,
Chercheur Indépendant à Douala - Cameroun
21 Octobre 2011
En cette veille de la “7ième journée scientifique africaine“ à l’Université de Francfort (Allemagne), en ce jour où les résultats des élections présidentielles camerounaises sont en cours de publication avec les risques de tensions sociales qu’il y a à craindre, et en ce lendemain de la mort du Président MOUAMMAR EL KADHAFI de Libye, l’on perçoit combien l’actualité est exigeante.
Dans son souci quotidien de servir la cause africaine, la Centrale Panafricaine C.P.R.S. a de ce fait opté, à l’occasion de cette rencontre internationale, de traiter du thème SCIENCE ET DEMOCRATIE, susceptible d’apporter quelques éventuels éclairages sur les préoccupations politiques continentales et mondiales de ces dernières décennies.
La Démocratie de nos jours, fait quasiment l’unanimité auprès des observateurs politiques internationaux, comme étant le système de gouvernement idéal. C’est presque tout le monde qui la réclame, au point qu’elle devient un goulot d’étranglement pour nos pays africains et du tiers-monde en particulier. Elle est imposée comme préalable par les grandes puissances, les organismes internationaux et les bailleurs de fonds dans leurs multiples négociations, elle est exigée par les populations locales, les ONG, les diasporas, les société civiles, etc.
Et pourtant, la raison scientifique voudrait, au vu des nombreux désastres (trop de sang a coulé) déjà engrangés au nom de ce système politique, dans différents pays, que l’on se reprenne en main, pour faire un état objectif des lieux, afin d’analyser si une révolution africaine n’est pas possible même par les idées et de manière pacifique et puissante. Est-ce que l’on ne devrait pas modérer, voire arrêter un peu cette course apparemment frénétique vers la même cause qui produit finalement les mêmes effets : la mort d’homme et, une illusion de révolution réussie pour se faire bonne conscience.
En tout cas c’est peut-être aux scientifiques d’interpeller les politiques pour dire, en guise de remise en question : Est – ce qu’on n’en fait pas un peu trop ? Quel serait le meilleur système politique, celui le mieux adapté à l’Afrique ? Quels sont les avantages et les inconvénients de la Démocratie ? Même si beaucoup d’eau a déjà coulé sous le pont, l’Afrique peut-elle faire marche arrière pour se réorienter, de manière à préserver sa marche vers la prospérité ?
Voilà un peu l’approche de la lettre suivante :
POEME A LA DEMOCRATIE
Dame Démocratie, Dame choyée,
Que tu es convoitée ces dernières décennies !
Nouvelle miss des formes de gouvernement,
L’on ne jure plus mordicus que par toi,
Ailleurs comme dans notre Afrique.
Ah, attitudes humaines !
Qui oserait interpeller ta grandeur apparente ?
Tous semblent ne percevoir que perfection en toi,
Et pourtant, humblement, voici :
Que de lourdeurs portes-tu en toi,
Que de limites réelles affiches-tu !
En ton nom, nos chefs sont harcelés, arrêtés ou tués,
Leur longévité au poste devient un crime,
Pourtant leurs seules vraies obligations,
Devant Dieu, comme devant l’éthique,
Ne sont dans l’ordre, que paix et bonne gouvernance
Oui, Paix et Bonne gouvernance.
Dans cette échelle des valeurs,
Tu es inférieure à la bonne gouvernance,
Laquelle suit la paix.
Une troisième place qui en réalité,
Devait simplement te rendre accessoire et moins tonitruante.
Dame Démocratie, Dame adulée,
Toi qui n’est qu’un prétexte finalement
Aux mains desdites puissances dominatrices
Plutôt avides de nos seules ressources minières,
Toi qui par tes élections intempestives,
Etrangle nos maigres budgets,
Etablis des tensions sociales durables,
Et abreuve Lucifer de notre sang.
Dame Démocratie, Dame prisée,
Toi qui es fiction et pratiquement irréelle,
Toi qui fraudes toujours par l’un ou l’autre,
Qu’apportes tu, contre l’impérialisme financier de nos pays ?
Et contre sa consoeur économique, alors ?
Et si tu n’étais que “DEMONCRATIE“,
Plutôt que la panacée à nos problèmes,
Comme voudraient enseigner d’autres ?
Ah Démocratie, quand tu nous tiens !
N’apportes-tu pas plutôt, souvent, le libertinage d’expression ?
Ta fameuse alternance ne sert-elle pas plutôt souvent
Les égoïsmes de quelques assoiffés de pouvoir ?
Garantis-tu vraiment le développement ?
Et si tu étais moins indispensable pour Mère Afrique
Que la dictature éclairée,
Dictature vis-à-vis de l’intérieur comme de l’extérieur.
Dieu te connaît-il ?
Et si tu n’étais que création humaine ?
Que vaut un humain élu, même à cent pour cent, et dans la transparence,
Face à un humain choisi par Dieu ?
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