Lu pour vous: Pr victor ANOMAH NGU et le traitement du sida

        Le Pr. Victor Anomah Ngu, inventeur du vanhivax, affirme que son remède est efficace contre le Sida. Mais le soutien de la communauté scientifique internationale reste incertain.

        

        Le propos du Pr. Victor Anomah Ngu ne fait pas encore l'unanimité, même auprès de ses pairs de l'académie camerounaise des sciences. Pourtant, ce chercheur de 82 ans ne mâche pas ses mots quand il déclare que le vanhivax soigne le vih/sida. Il établit un traitement en deux étapes : " réduire la charge virale du malade quand elle est élevée par de simples injections de vanhivax, et intégrer le vanhivax en culture dans le sang du patient pour provoquer une médiation cellulaire immunisée afin de guérir ce dernier ". Comme preuve de son propos, M. Anomah Ngu présente un tableau de 18 patients dont le statut sérologique est passé de positif à négatif après un traitement au vanhivax.
        Un nombre presqu'insignifiant, en comparaison aux milliers de malades qui sont déjà passés au centre de recherche de la clinique de l'espoir, lieu de travail du chercheur. Mais il s'en réjouit plutôt. Ces 18 séro-convertis sont un motif de réconfort pour lui : " Ils ne sont que la partie émergée de l'iceberg parce que la majorité des malades traités ne se représentent pas à cause du regard des autres ".

        Le vanhivax est un autovaccin, à la fois préventif et curatif. Son inventeur précise qu'il est fabriqué à base du virus contenu dans le sang du patient. Pour son utilisation, le scientifique explique qu'il est introduit de manière in vitro dans du sang recueilli chez le malade. Ceci par l'intermédiaire d'un virus qui ne porte pas encore d'enveloppe. Cet antigène (vaccin) va stimuler des anticorps efficaces, dirigés vers le noyau du virus. Une fois traité, le sang (notamment les globules blancs) est réinjecté au patient et ces anticorps continueront à se développer dans le corps de ce dernier. Ce faisant, le virus rentre dans la cellule CD4, responsable de l'immunité de l'organisme et qui abrite le vih pour tuer ce dernier. Même si la compréhension de ce processus reste difficile pour bien d'experts, le Pr. Wallyjom Muna avoue que l'un des mérites de Victor Anomah Ngu est d'avoir pu établir une connaissance avancée du fonctionnement du vih, son entrée dans la cellule CD4 et son déploiement dans l'organisme.

        Néanmoins, ce vaccin ne fonctionne pas à tous les coups. Son propriétaire relève les conditions dans lesquelles il produit un résultat positif : "il faut que le malade ait une charge virale très basse ", ce qui suppose qu'il doit connaître son statut sérologique très tôt et se soumettre rapidement au traitement. Sur la différence qui existe entre le vanhivax et les antis rétroviraux, M. Anomah Ngu précise : " les anti rétroviraux droguent la cellule et arrêtent le développement du virus, mais ne redonne pas à la cellule son état normal. En plus le malade doit les prendre toute sa vie. Alors que le vanhivax est intégré dans le sang, détruit le virus et rétablit la cellule dans son état malade. Il sert aussi de prévention pour de potentiels cas de réinfection ".
Reste tout de même curieux que cet homme, dont la renommée ne cesse de croître au niveau international , continue de travailler en vase clos. Lui, qui est depuis juin 2006, membre du conseil scientifique du Centre international de recherche Chantal Biya (Circb). Selon ses déclarations, ses pairs du Circb n'ont pas confiance en ses travaux. A cela, le Pr. Anomah Ngu ajoute que le Circb ne dispose pas encore d'équipements appropriés pour mener à bien des recherches dans le domaine. Aussi, le chercheur a signé des accords de confidentialité et de collaboration avec Aventis Pasteur SA (France) et Lipid Sciences inc (Usa) en 2002.

        Aujourd'hui, ces accords n'ont rien apporté à M. Anomah Ngu, qui déclare que ces partenaires se sont désistés quelques temps après avoir reçu des copies de son travail. La même année, il a signé un accord avec le gouvernement camerounais, en vue d'une assistance financière qu'il estime à 2 milliards de F Cfa. 6 ans après, il déclare n'avoir reçu que 100 millions de F Cfa. De l'argent qui a servi à l'achat de quelques équipements, notamment des centrifugeuses et des congélateurs. Il reste dans l'attente d'autres versements qui l'aideront à continuer ses travaux, commencés il y a 19 ans.
        Quoi qu'il en soit, le phénomène Anomah Ngu restera un des mystères scientifiques de ce début de siècle. Trois questions naissent alors : comment comprendre qu'un chercheur ait trouvé un début de piste à un fléau qui terrasse des millions d'humains et qu'il ne soit pas soutenu ? S'il est sur la bonne voie, pourquoi n'est-il pas encouragé, ni par le gouvernement, ni par la communauté internationale repu en discours sur les ravages du Sida ? S'il est sur la mauvaise voie, pourquoi ne pas en avertir les patients qui vont dans sa clinique avec le fol espoir de la guérison ? Il reste encore à dire sur le Pr. Anomah Ngu et son vanhivax.

Rodrigue Nino Nganzi

Commentaires (1)

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