LE DEVELOPPEMENT TECHNOLOGIQUE AU SERVICE DE LA CROISSANCE

 

JOURNEES TECHNOLOGIQUES NATIONALES

(25 – 29 Octobre 2011 au Boulevard du 20 Mai à Yaoundé)

Organisées par le 

Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (MINRESI) Technologique du Cameroun.

Thème : Le Développement Technologique au service de la Croissance.

Contribution de M

KOM Bernard,

Chercheur Indépendant à Douala – Cameroun

 

         Il est aujourd’hui reconnu combien l’impact de la Recherche scientifique est positif pour le développement, de manière générale. A cet égard, les exemples des pays occidentaux, des Dragons d’Asie ou encore ceux des nouveaux pays émergeants comme l’Inde, le Brésil ou la Chine, et autres, sont là pour le certifier.

       

 

         Ainsi, il est naturellement de bon ton que l’on veuille examiner, à l’occasion des Journées Technologiques Nationales (J.T.N.), les voies et moyens par lesquels les mêmes causes pourraient produire les mêmes effets au Cameroun ou en Afrique en général.     

         L’analyse suivante va se focaliser essentiellement sur quatre aspects de la problématique suscitée par le thème de ces journées : L’autonomie financière, facteur de croissance de nos pays ; une façon d’exploiter le transfert de Technologie ; la traduction scientifique ; D’un prix scientifique africain, le tout accompagné de quelques suggestions.

LE CAM : NOUVELLE MONNAIE CAMEROUNAISE

         Il y a deux ans maintenant que de jeunes Camerounais de la diaspora, conscients de leur responsabilité panafricaine, ont pris l’initiative importante de créer une nouvelle monnaie camerounaise, laquelle ils avaient dénommée LE CAM (voir par www.google.fr).

         Cette monnaie qui a la particularité d’être virtuelle, qui n’est ainsi qu’une exploitation des développements technologiques de ces dernières années, a pour but majeur  annoncé, de libérer le pays des contraintes monétaires actuelles que l’on sait.

         Etant donné que l’autonomie financière serait un atout capital pour un réel décollage de nos pays, les J.T.N. camerounaises 2011 constituent alors une occasion idoine pour réveiller les mémoires sur l’existence de cette monnaie construite par la jeunesse. Et mieux encore, il reste urgent pour les financiers, les scientifiques, et économistes africains d’organiser de fréquents débats autour de cette question qui sera peut-être salutaire pour l’Afrique de demain. Il s’agira, grosso modo d’envisager les voies et moyens d’amplifier l’usage de la donne tant dans la diaspora que sur le continent. Et le Ministère de la recherche peut servir de courroie de transmission à cet égard.

UNE MEILLEURE GESTION DE LA COOPERATION TECHNOLOGIQUE.

         A côté du transfert de Technologie qui, de coutume, s’effectue des pays du Nord vers ceux du Sud, l’on peut aussi parler de la coopération technologique entre le Nord et le Sud, question de faire allusion à la contribution scientifique que des Africains apportent tous les jours à l’étranger.

         Ils sont de plus en plus nombreux aujourd’hui, ces chercheurs scientifiques Africains qui oeuvrent pour de grandes firmes internationales comme Microsoft, Apple, Cooper, ou Philips et autres, ou qui sont déjà des valeurs scientifiques mondiales confirmées comme Philip EMEAGWALI (Nigeria), Ernest SIMO, Jacques BONJAWO (Cameroun), NOAH Samara (Ethiopie), etc.

         Alors, en raison du souci de la croissance de nos pays, il serait temps que nos Etats veuillent à mettre progressivement sur pied des conditions qui permettent à ces nationaux expatriés (développeurs de technologie sous d’autres cieux) ou à ces multinationales qui les emploient, de favoriser le progrès social africain d’une manière ou d’une autre. Il s’agirait de penser approximativement les choses de la manière suivante :

-          Répertorier progressivement ces valeurs intellectuelles disséminées à travers le monde, ainsi que les compétences associées,

-          Discuter avec elles, même par voie virtuelle dans un premier temps,

-          Créer si possible, là où tel n’est pas déjà le cas, un service approprié à cette coopération, etc.

-          Envisager éventuellement la possibilité d’une sorte d’impôt scientifique que ces firmes pourraient payer même annuellement à nos pays en guise d’aide au développement,

 

Tout cela est à penser, afin que l’Afrique puisse tirer profit de ce développement technologique auquel contribuent ses fils ailleurs.

DE LA TRADUCTION SCIENTIFIQUE

     La croissance, quel que soit le domaine considéré, est le plus souvent assujetti à l’usage des produits technologiques ou scientifiques plus généralement. C’est le cas, par exemple, des téléphones portables pour la communication, des tracteurs pour l’agriculture, des ordinateurs pour la gestion, des véhicules pour les déplacements, pour ne citer que cela.

     Mais, un regard attentif montre que ces multiples appareils souffrent souvent d’un problème de maintenance, soit par manque de techniciens compétents (et dans certains cas il faut en chercher un à l’étranger), soit parce que les notices d’utilisation (lorsqu’elles ne sont pas égarées) sont en anglais, et alors inaccessibles à beaucoup de francophones. Cette barrière linguistique fait parfois que les appareils fonctionnent en mauvais régime et se détériorent rapidement, ou alors qu’ils semblent en panne sans l’être vraiment.

     Ainsi, afin de veiller à un bon fonctionnement de ces éléments de la technologie pour la croissance, il serait louable que le Ministère de la Recherche engage une campagne de traduction scientifique des notices d’appareils, de l’Anglais (et du Chinois ?) vers le Français, là où les Français ne l’ont pas encore fait.

Cela peut se matérialiser autrement par la publication d’un mini dictionnaire scientifique utilisable dans les domiciles, les entreprises ou les ministères, etc.

DU PRIX SCIENTIFIQUE OBIANG NGUEMA

     Voilà une idée que le gouvernement équato-guinéen a soumise à l’Unesco il y a un an, avec une donation de l’ordre de trois milliards, dans le but de booster le moral des chercheurs scientifiques les plus brillants du monde, à l’instar des autres prix comme le Nobel.

Mais, seulement ce prix ne connut pas l’approbation de l’institution internationale qui argua que le régime du Président NGUEMA était répressif et corrompu.

     Mais, au-delà de telles considérations qui ne sont pas toujours objectives pour être dignes d’intérêts, il faudrait que l’Afrique se reprenne par rapport à cette création du Président OBIANG. Cela voudrait dire, concrètement que le Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (MINRESI) Technologique, prenne attache avec les autorités Equato-Guinéeenne à cet effet, même pour une relance sous d’autres dénominations, ou une délivrance sous d’autres cieux.

     Une telle relance serait un moyen efficace de mobiliser les neurones des chercheurs africains, en premier, dans l’objectif de la croissance que l’on recherche.

QUELQUES SUGGESTIONS

     Le Ministre Camerounais de Tutelle Madeleine TCHUINTE se confiant à Cameroon Tribune lors des J.T.N. 2007, disait :

 “ Le problème n’est pas celui de la vulgarisation des produits de la Recherche, mais plutôt celui de créer une culture de consommation des produits de la Recherche chez les populations. “ 

Une analyse  pertinente qui traduit combien la question de la sensibilisation des habitudes peut-être importante auprès du grand public, en ce qui concerne les trouvailles des chercheurs nationaux.

De ce fait, les J.T.N. 2011 sont une occasion pour suggérer les idées suivantes :

-          Crée une ou plusieurs émission(s) radio(s), hebdomadaires ou mensuelles sur les chaînes FM de nos villes,

-          Faire analogue sur une ou plusieurs chaînes de télévisions locales,

-          Faire des documentaires vidéo commercialisables sur la place publique, toujours dans le but de faire connaître les fruits de la Recherche Nationale au grand public.

          La croissance par le développement Technologique est une réalité qu’il suffit de bien penser et surtout de bien appliquer. Pour cela, il faut de la bonne volonté, des moyens humains et matériels. Puisse le MINRESI poursuivre  sa longue marche dans la rigueur et l’efficacité. Merci.

 

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