ELECTIONS DU 30 SEPTEMBRE 2013: BATTRE CAMPAGNE POUR LA PAIX

 ELECTIONS DU 30 SEPTEMBRE: BATTRE CAMPAGNE POUR LA PAIX                                   

Par                                                                                                                   

KOM Bernard, Chercheur Indépendant, Douala,                                                                                   

26 septembre 2013

          Au Cameroun en ce moment, se déroulent les campagnes électorales en vue du double scrutin (Municipale et Législative) du trente (30) septembre 2013. De ce fait, c’est l’effervescence politique que l’on peut imaginer : dans les rues, les marchés, les zones rurales, les grandes places publiques et les médias, l’activité est débordante.

          Dans ce contexte, l’expérience et la bienveillance nous obligent à ne pas perdre de vue qu’il convient de rester éveillé afin que le calme et la paix soient préservés. Les élections, il ne faut pas se cacher la face, sont devenues depuis l’avènement de nos prétendues et récentes démocraties en quatre vingt dix, source de conflits sociaux majeurs, allant parfois jusqu’à la guerre civile. Et comme le Cameroun est à bâtir et non à détruire, nous avons opté pour la présente campagne en faveur de la paix, avant, pendant et après le scrutin de lundi prochain.
   

          Si, lors des élections présidentielles camerounaises d’octobre deux mille onze, il n’y a pas eu d’affrontements sociaux (au grand dam de certains va t-en guerre), c’est moins parce que le Cameroun est un pays béni, comme beaucoup aiment à se complaire,  que parce que les forces vives de la société se sont levées à l’époque pour dire NON A LA VIOLENCE. Nous autres Camerounais ne devons pas croire que les Irakiens, les Ivoiriens, les libyens ou encore les Syriens et autres, ont connus la ’’guerre démocratique’’ parce qu’ils ne prient pas Dieu ou parce qu’ils ne sont pas bénis comme nous. Ce qui arrive aux autres peut nous arriver (nul ne souhaite le mal), et prévenir vaut mieux que guérir. Alors, par le présent appel, les Responsables administratifs, les Imams, les Prêtres, les Pasteurs, les Rabbins, les leaders d’opinion, sont une fois de plus invités à battre campagne en faveur de la paix avant, pendant et après l’échéance du trente, comme nous l’avons fait ensemble en deux mille onze. En fait, c’est cela FABRIQUER LA PAIX, car LA PAIX EST UN ÉTAT QUE L’ON CRÉE, et non forcement une situation qui arrive d’elle-même. Aidons nous et le ciel nous aidera, a-t-on coutume de dire. C’est à ce prix que les partisans de la déstabilisation se sentiront en minorité pour battre en retraite, de même qu’un chien cesse de vous intimider s’il observe une réaction vive de votre part.
   

          L’autre contribution importante que l’on serait en droit d’attendre en faveur de la paix, pourrait venir d’Elections Cameroun (ELECAM), la structure nationale chargée de l’organisation de ces enjeux électoraux. Et, comment ça ELECAM pourrait-elle battre campagne ? L’un des aspects importants de la tache qui incombe à ELECAM, c’est bien la communication envers les électeurs et la population. Dans le même registre, ce serait peaufiner cette organisation déjà pas mal jusque là, que de diffuser par le même temps, des MESSAGES DE PAIX, soit à travers des spots publicitaires radios, télés et ‘’internets’’, des banderoles, des affiches ou même des gadgets. Des annonces telles que : ‘’Votons dans la paix et la tranquillité’’, ‘’Votons dignement et dans la responsabilité’’, ‘’Votons dans le respect de tous et de chacun’’, etc.   
   

           Enfin, la préservation de la paix sociale passerait aussi par le contrôle permanent des productions médiatiques par l’autorité administrative, question de filtrer les excès et les extirper. Et à ce propos, le moment est indiqué pour pointer un doigt accusateur vers cette émission ‘’Disons tout ’’ qui passe quasi quotidiennement sur Radio Équinoxe (à Douala) autour de dix huit heures trente (18h30) mn, et dont le présentateur vedette est M COULIBALY, assisté de NDJASSO et compagnie. Cette émission, avec son timbre assez souvent emprunt de fanatisme et d’attitude partisane (un esprit de critique à l’endroit des actions gouvernementales, le plus souvent) n’est pas pour encourager l’esprit de raison que la déontologie journalistique prône. Un tel radicalisme au vu et au su de tous et tous les jours presque, porte en lui le germe de l’intoxication sociale.
SI L’INTERPOSITION D’UNE FORCE PERMET SOUVENT D’ EMPÊCHER LA GUERRE, EH BIEN, TUER LE RADICALISME DANS L’ ŒUF EN EST LA MEILLEURE PRÉVENTION. Nous avons donc le devoir à chaque fois de vaincre les comportements extrémistes dans le futur, car c’est le germe de la guerre lointaine. De même que nous interpellons ici M COULIBALY et ses associés à plus de modération pour que LE TON CHANGE EN BIEN LE TEMPS, autant nous sollicitons un regard davantage poussé du Ministère de la communication vis-à-vis de productions analogues. Afin que “Disons Tout“ ne soit pas un jour une éventuelle “Émission des milles collines“.
   

          Alors, puisse la paix être comprise de la manière ci-dessus, pour un Cameroun et un monde toujours paisibles. S’il n’y a jamais eu de guerre au Cameroun après le Président AHIDJO, pourquoi n’en serait-il pas de même, après le Président BIYA ? La paix, même s’il y avait la misère, vaut mieux que l’engagement d’une révolution violente et à l’issue incertaine. Avec des idées, une Révolution lente, Méthodique et Pacifique est possible. Vive le Cameroun, Vive l’Afrique et le Monde. Merci et bon vote à tous.
    Pour la Centrale Diambare, www.panafrique.e-monsite.com

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