CAMEROUN: UNE VUE DE L'OPERATION EPERVIER

          Par KOM Bernard, Douala, Cameroun,

          Depuis quelques années maintenant, le Cameroun vit autrement au rythme de l'opération dite '' Épervier '', une campagne politico-judiciaire qui à ce jour a contribué à l'arrestation de nombreux Responsables gouvernementaux et des Directeurs de sociétés d'Etat, qui pour l'affaire Albatros de l'avion présidentiel, qui pour détournement de deniers publics, etc.

         

          Cette donne qui est tous les jours d'actualité, surtout avec la relance due aux lettres successives de M MARAFA HAMIDOU YAYA, Ancien Secrétaire Général de la présidence de la république du Cameroun actuellement incarcéré, ne manque pas de susciter davantage de réflexions et d'analyses dans l'opinion nationale.

          L'on sait que jusqu'à ce jour aucun des inculpés dans ce cadre n'a jamais été libéré.

          Ensuite, on a l'impression d'un acharnement (sauf erreur d'appréciation) de la justice contre tous ou certains de ces inculpés, car dès qu'une lueur d'espoir de libération se pointe pour l'un d'eux, tout de suite, de nouveaux chefs d'accusation, fondés ou pas, sont trouvés contre lui. MM MEBARA, Yves Michel FOTSO et ABAH ABAH en savent quelque chose. Il est donc vivement à souhaiter ici que l'on se décide à la fin à les libérer ou à les condamner, plutôt que de les  garder ainsi entre parenthèses. En fait, attention à un effet boomerang de l'Opération Epervier.

          Par ailleurs, depuis le début de cette opération, compte n'a jusqu' àlors pas été rendu publiquement sur un quelque retour de fonds détournés. Pourtant, ce retour de l'argent volé constitue la dimension fondamentale de la chose, celle qui interresse en priorité la majorité des citoyens Camerounais.

          Aussi, malgré l'actualité permanente de l'Opération Epervier (O.E.) sur la scène nationale, laquelle opération vise en partie à sanctionner des gestionnaires indélicats de la chose publique, on n'a pas l'impression que le fait suffit à dissuader tous les autres gestionnaires du patrimoine national. Pour preuve, il y a quelques temps que deux recteurs d'universités camerounaises d'Etat ont été limogés pour fautes de gestion. On dirait que la justice ne fait plus autant peur, car il y aurait des moyens de la contourner ou même de la contrôler. Dans le même ordre d'idées, l'on sait combien l'ESPRIT TRICHEUR gangrène une bonne partie de la jeunesse scolaire et universitaire camerounaise, raison suffisante pour douter de l'avènement de la probité morale chez les responsables administratifs et politiques du Cameroun de demain. Autrement dit, la probabilité, à l'allure où se dessinent les choses, d'espérer avoir de  bons gouvernants Camerounais demain n'est-elle pas très faible?

          Etant donné donc cette inefficacité de la justice moderne à garantir pour le Cameroun de demain une certaine intégrité morale chez les prochains dirigeants, pourquoi ne pas penser à puiser une solution forte dans nos traditions pour résoudre le problème ? Et comment ? Si au lieu de prêter le serment occidental, que l'on peut trahir sans crainte de quelques retombées néfastes que ce soit, nos futurs responsables devaient plutôt se soumettre à l'épreuve du cadi ancestral (un cadi transparent) avant d'accéder à certains postes de responsabilités (financières en particulier), peut-être que le trésor public sera dorénavant préservé au centime près, étant donné que enfreindre le cadi tue tout simplement le contrevenant? Même si la soumission au cadi peut rebuter certaines convictions, c'est tant pis pour ceux là et tant mieux pour la sauvegarde de la fortune publique et le bien être national plus généralement.

          D'autre part, les multiples lettres de M MARAFA HAMIDOU YAYA emprisonné, ont eu pour double effet non seulement de relancer activement l'O.E., mais aussi de remettre sur le tapis la question de l'homosexualité dans la haute sphère d'Etat au Cameroun. C'est le pan de voile que d'autres observateurs ont choisi de lever une fois de plus sur cet aspect de la vie nationale qu'on ne saurait ignorer ou feindre d'ignorer, en raison de son caractère pernicieux.   

          L'homosexualité, non seulement c'est contre nature, sorcier et satanique, mais, elle brasse en plus beaucoup d'argent dont on peut s'interroger de l'origine. Si c'était l'argent du contribuable camerounais, ajouté à l'embrigadement qu'elle impose à la jeunesse en milieux professionnels, il y a lieu de dire que le véritable changement dont nos pays ont besoin est principalement spirituel avant d'être institutionnel ou autre. Le changement dont beaucoup parlent sans trop bien en comprendre le sens, c'est d'abord cela, et ce n'est ni les marches de contestations, ni les sit in, ni les boycott ou encore l'entrée à l'assemblée qui vont y mettre progressivement un terme. Cette révolution spirituelle, hors de portée des hommes, ne pourrait dépendre que de la volonté de Dieu à qui nous devons véritablement nous fier.  Aussi, et une fois de plus, l'avancée vers les traditions spirituelles africaines positives constituent pour l'individu un moyen d'éviter ces maux et de progresser sans l'obligation de pactes sataniques que d'aucuns veulent présenter aujourd'hui comme condition sine qua none à l'ascension sociale. L'homosexualité ne saurait continuer ainsi à hypothéquer, orgueilleusement même, l'avenir de la jeunesse et de la nation entière.

        Au finish, peut-être que le tribunal spécial en cours de création actuellement au Cameroun parviendra t-il à redorer le blason de l'opération épervier aux yeux de l'opinion. Mais, surtout, il faut espérer que beaucoup d'observateurs viennent à comprendre avec le temps, que la tradition africaine et ses richesses multiples est porteuse du germe ( le cadi ancestral) de la bonne gouvernance future et qu'à travers elle toujours, pourrait émerger une solution contre la maladie spirituelle de l'homosexualité et la propension qu'on lui connaît actuellement.

          Aux MBOMBOCK, KOUGAING, et autres détenteurs de la connaissance sacrée ancestrale d'analyser et de peaufiner avec rigueur et sérieux les valeurs susceptibles d'imposer rectitude morale et respect de l'éthique divine aux dirigeants de demain, sans quoi l'émergence horizon 2035 pourrait n'être qu'un leurre.

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