CAMEROUN: HORIZON 2011

L'échéance 2011 de la politique nationale camerounaise, cette date qui hier paraissait  si lointaine a fini par se rapprocher. Les Camerounais iront à cette occasion élire un nouveau Président de la République. C'est un autre moment critique dans la vie et dans l'histoire de ce peuple. Actuellement, l'on assiste bien évidemment à une certaine mobilisation générale dans ce sens. Que ce soit aux niveaux des états-majors des partis politiques, aux niveaux de la société civile, ou encore des Organisations non gouvernementales, l'on affûte ses armes en préparation de l'évènement. Mais,

seulement, l'on a le droit de s'attarder un tant soit peu sur les préparatifs des uns et des autres.

         Si à côté de la norme requise il existe toujours en générale de la contrefaçon ou de la perversion, il y a lieu de penser que pendant que certains nationaux se préparent loyalement pour l'objectif 2011,  d'autres plus radicaux soit entrain de cuisiner des idées susceptibles de porter préjudice à la nation camerounaise toute entière. Certains attendent l'alternance démocratique avec patience, tandis qu'à l'ombre, Dieu seul sait s'il n' y aurait pas des plans diaboliques que trameraient des va-t-en-guerre, comme on a vu sous d'autres cieux. En fait, la détermination à opérer un changement au Cameroun est si tenace chez certains de nos compatriotes jusqu'au-boutistes, qu'ils sont prêts à déstabiliser la nation en échange de la mise en application des principes démocratiques.

         On a vu dans bien des pays africains comment au nom des élections présidentielles, le chao est ensuite intervenu pour laisser place à un bain de sang, suite à des affrontements entre factions politiques rivales. Au Togo, en 2005, les élections présidentielles ont engendrées environ 500(cinq cents) morts, au KENYA, en janvier-février 2008, le violences post-électorales ont fait environ 1500(mille cinq cents) morts, en Guinée Conakry, les massacres du 28 septembre 2009 ont causé près de 150(cent cinquante) morts, toujours au nom de la démocratie, sans oublier le cas du Zimbabwe où il y a eu environ 25(vingt-cinq) morts au lendemain des résultats des présidentielles du 29 mars 2008. De quoi donner à réfléchir.

          Voilà un tableau qui n'est évidemment pas glorieux. Faut-il simplement continuer à penser qu'on ne fait pas d'omelettes sans casser d'oeufs, et que les fils de l'Afrique demeurent aujourd'hui enfermés dans ce cercle mortel ? Qui saurait prédire ce qui arrivera au Cameroun ou encore au Bénin,lors de leurs présidentielles respectives en 2011? Des transitions pacifiques ou plutôt d'autres crises politiques déstabilisatrices comme dans les pays précédemment cités? De toutes façons l'urgence est à la prévention.

          La démocratie, même si elle est bon système de gouvernement, mérite déjà d'être remise en question quant à son application ou même sa nécessité sur le continent africain. Le Cameroun, à l'exemple d'autres pays, a connu ses soubresauts démocratiques. D'une <<démocratie itinérante sur brûlis>>, le pays est passé a une <<démocratie avancée>>, puis à <<Une démocratie apaisée>>. Aujourd'hui, face à l'éventualité d'une <<démocratie sanguinaire>> à l'échéance 2011, faut-il rester indifférent? Certainement que non. Même si le discours de la BAULE avait sonné comme une alerte pour le harcèlement démocratique dont l'Afrique est aujourd'hui victime, il convient de réaliser que la démocratie n'est pas un passage obligé pour le continent. Les quelques pays africains qui ont réussi une transition démocratique de nos jours sont-ils plus avancés que leurs autres homologues? Loin devant la démocratie qui n'est donc pas une urgence pour l'Afrique, les gouvernements africains ont plutôt obligation de panafricanisme et de bonne gouvernance.

             Alors, face à ce risque de révolution dans le sang, le Parti de l'Esprit d'Avril 48(PEA48) et son Président National, Son Excellence Jean Marc NGOSS:

i) lancent à l'endroit des activistes, des mobilisateurs et autres leaders d'opinion camerounais, un appel à la modération politique avant, pendant et après les présidentielles de 2011,

ii) invitent les populations camerounaises à soutenir prioritairement la paix qui est prépondérante à l'idéal de la démocratie frénétique et têtue que l'on a vécu jusque-là dans d'autres pays,

iii) Exhortent les populations à sortir d'un certain esprit <<2011, ça passe ou ça casse>>, ou encore, <<2011 ou rien>>, car le destin du Cameroun ne s'arrête pas en 2011,

iv) Proposent à chaque citoyen Camerounais d'avoir une pensée pieuse pour la nation, dans chacune de ses prières quotidiennes, afin que l'échéance 2011 se passe exclusivement selon la volonté de Dieu et non celle des hommes. L'effet de la prière et la miséricorde de Dieu, on le sait, ne sont plus à démontrer, et s'appliquent même en politique.

               Chers concitoyens Camerounais, l'on sait quand un conflit commence, mais jamais quand il finira. Devenir réfugié, déplacé ou encore un exilé, du jour au lendemain, des suites de violences électorales, cela n'arrive pas qu'aux autres, et c'est si inconfortable, n'est-ce pas.

               Afin de préserver l'espoir des jours meilleurs, afin de jouir continuellement du petit ou du gros salaire, afin de rester dans une relative sérénité, le PEA48 dit "RELAXE POUR 2011, PAS DE STRESS".

               Chers Compatriotes, le sort du Cameroun repose une fois de plus, comme en 1982, en 1990, en 1992, en février 2008, sur notre degré de foi en DIEU. A NOUS DE TRANSITER PAISIBLEMENT ENCORE. Que Dieu bénisse la Cameroun. Merci.

Douala le 30 septembre 2010

Le S.G. National

KOM Bernard

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