AUTO - INTERVIEW: UNE VUE DE L'OPERATION EPERVIER - 2ième partie

          L'opération de justice au Cameroun, dite Opération Épervier (O.E.) qui vise la traque des mauvais gestionnaires des biens publics, fait tous les jours des vagues et des remous au sein de l'opinion nationale et internationale. Ainsi, dans le but d'apporter toujours davantage de visibilité à cette problématique, M KOM Bernard, dans le cadre de la présente "auto-interview" se propose d'apporter une contribution personnelle à la bonne marche de la chose.

KOM Bernard: M KOM Bernard, bonjour.

KOM Bernard: Bonjour, bonne année à tous et merci de me donner cette occasion de m'exprimer au sujet de l'Opération Épervier (O.E.)

KOM Bernard: Qu'entendez-vous tout d'abord par auto-interview ?

KOM Bernard: Comme son nom l'indique, il s'agit d'une interview à soit-même, même si cela paraît peu concevable.

KOM Bernard: D'où vous vient une telle démarche communicationnelle apparemment innovante?

KOM Bernard: La Recherche est une culture d'idées dont certaines en viennent même souvent à être saugrenues. En fait, beaucoup de journalistes sont d'emblée opposants ou partisans. Aussi, lorsqu'ils ne vous invitent pas, ne vous posent pas les questions attendues pendant le bon temps ou au bon moment, lorsqu'ils privilégient souvent l'alimentaire à l'investigation, lorsqu'ils font plutôt la promotion de leur égo à la place du service d'intérêt général,ou encore lorsqu'ils se préoccupent plutôt de mettre leur interlocuteur en difficulté au lieu de intéresser à l'éclairage que ce dernier peut apporter par son point de vue, veuillez comprendre qu'on en arrive à concevoir la présente option d'auto-interview.

          Par ailleurs, une auto-interview, partant du principe qu'on n'est jamais mieux servi que par soi-même, on la fait librement selon ses disponibilités, à condition d'être rigoureux et objectif avec soi-même pour ne pas désintéresser ses lecteurs. Aussi, une autre procédure consisterait à se faire interviewer par un individu ou un journal que l'on déclare fictif au départ, l'important étant au finish de faire passer des idées constructives dans l'opinion.

KOM Bernard: Faut-il comprendre par là que vous méprisez ou marginalisez les journalistes?

KOM Bernard: Non, absolument pas. Loin de là. Il y a forcement de bons et de mauvais journalistes dans notre pays, comme partout ailleurs. Et j'ajoute aussi en passant, qu'une auto-interview, même si elle peut fournir des réponses bien précises (sans trahison consciente ou inconsciente de la pensée d'autrui), fouillées et mûries face à une problématique donnée, elle dispense l'interviewé des surprises parfois agréables qu'un microphone peut réserver à l'inconscient humain. Il manque à une auto-interview, je veux dire, la spontanéité parfois nécessaire dans une interview ordinaire, laquelle spontanéité d'autres  journalistes recherchent aussi avec extrémisme, malheureusement.

KOM Bernard: Bien, si on revenait à l'O.E. Pouvez-vous d'emblée vous présenter à nos lecteurs?

KOM Bernard: Je m'appelle KOM Bernard, Enseignant de profession, Chercheur Indépendant et Secrétaire National du Parti de l'Esprit d'Avril 48 (P.E.A.48), le 207ième parti politique camerounais légalisé.

KOM Bernard: Votre présentation suscite visiblement d'autres questions préalables que nos lecteurs pourraient se poser. Mais, en attendant que l'on y revienne dans de prochaines éditions, peut-on savoir ce qui vous préoccupe actuellement dans le cadre de l'O.E. ?

KOM Bernard: Quelques aspects de cette question nationale éveillent mon attention. En fait, je voudrais me prononcer sur le sort du coaccusé de Yves Michel FOTSO (Y.M.F.), sur la décision du Ministre de libérer éventuellement Y.M.F., sur le recouvrement de deux milliards de FCFA en deux mois par le Tribunal Criminel Spécial (T.C.S) , et enfin sur la politique dite du deux poids deux mesure du T.C.S.

KOM Bernard: Nous vous écoutons sur le sort qui sera celui de M NTONGO ONGUENE.

KOM Bernard: Ce dernier dit avoir obéit aux ordres de son Patron Yves Michel FOTSO pour se retrouver dans cette affaire. Une telle allégation qui revêt une certaine importance, mériterait que des enquêtes viennent situer l'opinion sur sa véracité ou non.

          En fait, si cela s'avérait réel, auquel cas la culpabilité de M NTONGO serait non seulement moindre par rapport à celle de Yves M. F., mais aussi elle y serait corrélée. Alors, plutôt que de coaccusé, comme désigné jusque-là, M NTONGO pourrait plutôt passer au rang de "sous-accusé", si l'on permet le terme. Dans cette nouvelle condition de "sous-accusé", une libération éventuelle de Yves M. F. (du fait du remboursement du corps du délit et d'une décision du Ministre camerounais de la justice), pourrait logiquement avoir une incidence positive (une réduction de la peine prévue par la loi, par exemple) sur le sort réservé à M NTONGO.

          Donc, des enquêtes approfondies pourraient permettre de mieux cerner le sort qui pourrait être celui de M NTONGO, au cas où il serait éventuellement incapable de payer lui aussi la somme requise pour sa libération possible.

KOM Bernard: Et qu'en est-il d'une possible décision du Ministre de libérer Yves Michel F?

KOM Bernard: Il est dit en ce moment que c'est au Ministre de la justice que reviendra le dernier mot, tel que le prévoit la loi camerounaise, dans l'article dix-huit du code de procédure pénale en vigueur. Ce pouvoir revient au Ministre, lequel est nommé par le Premier Ministre ou le Chef de l'Etat, une situation qui dégage suffisamment l'ascendant de l'Exécutif sur le Judiciaire. Ce constat fait ici a pour but de proposer qu'à la longue, si l'on tenait toujours à la fameuse démocratie, que le poste de Ministre de la justice devienne un poste électif, en vue de favoriser la séparation souhaitable des trois pouvoirs.

KOM Bernard: Qu'avez-vous à dire au sujet des fonds recouvrés jusqu'ici par le T.C.S. du Cameroun?  

KOM Bernard: Premièrement, c'est déjà bien d'avoir pu recouvrer l'argent du contribuable camerounais dans le cadre de l'O.E. Cet élément fondamental manquait au tableau. Reste à croire d'emblée que cet état de chose pourrait contribuer à améliorer même de peu le classement de notre pays chez Transparency International.

          Ensuite, il s'agit de bien sécuriser ces nouveaux milliards contre d'autres détourneurs toujours tapis à l'ombre comme de vrais prédateurs. N'est-ce pas que malgré la prévalence de l'O.E. depuis plusieurs années déjà, deux Recteurs(Douala et Yaoundé) et cinq Maires (dans le Nord ouest) se sont malgré tout livrés à d'autres malversations financières il y a quelques mois, au point d'être limogés. Comme quoi, cette Opération ne dissuade pas suffisamment tous les gestionnaires publics malveillants.

          Enfin, une certaine traçabilité serait la bienvenue pour la gestion des ces fonds publics, en ce sens que le peuple camerounais doit prendre connaissance, de manière transparente, des secteurs de développement qui auront bénéficié de la ré-injection de cet argent.

KOM Bernard: Etes-vous , enfin, contre la politique du "deux poids deux mesures" du T.C.S. ?

KOM Bernard: C'est vrai que, rembourser des milliards volés et être libéré, puis rembourser un téléphone portable volé sans être libéré, cela laisse un goût quelque peu amer. Mais seulement ceux qui posent cette problématique-là n'ont pas attendu le remboursement de Yves Michel FOTSO pour engager cette critique. Ce débat actuellement dépassé a eu droit de cité à l'entrée en vigueur du nouveau code de procédure pénale, et l'heure n'est plus tout à fait aux amendements. Ainsi, la libération de Y.M. FOTSO reste bel et bien une possibilité envisageable, conformément à la loi camerounaise.

KOM Bernard: Un mot de la fin?

KOM Bernard: L'O.E. ,il faut le remarquer, a au moins trois dimensions: juridique, politique et sociale. A cet égard, je souhaite le maximum de sagesse aux divers décideurs dans ces affaires, dans l'intérêt supérieur de notre pays. Merci, aurevoir et à la prochaine.


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