Monseigneur

CRANE HUMAIN, PUCE ELECTRONIQUE

          Le crâne humain est comme une puce électronique pour communiquer avec les entités supérieures
par Histoire, Croyances et Traditions Bamiléké & Bamoun, dimanche 23 octobre 2011, 09:21 ·

Monseigneur Jean Pierre Youdjeu, Tau Abraksas, Archevêque de l’Eglise catholique Gallicane Apostolique de Bafoussam :

Grand exorciste, spécialiste des études mystiques, ce métropolite de l’une des branches de l’église catholique, a fait des recherches sur l’église occidentale et les traditions bamiléké dont il est tributaire et dépositaire. Nous inaugurons avec cet iconoclaste, une série qui, au travers de certains sujets d’intérêt culturel, éclairera nos lecteurs sur la signifiance des pratiques coutumières et traditionnelles ancestrales de l’Ouest Cameroun.


Monseigneur, on reproche aux Bamiléké de s’intéresser aux crânes dans certains rites, ce que certains appellent crânologie. Ces pratiques sont-elles incompatibles avec la foi chrétienne ?

Nous pensons d’emblée que Dieu n’a pas interdit la crânologie (Confère le livre de la Genèse chap.50, 25), tout de même que Jésus n’est pas venu abolir l’ancienne loi mais plutôt la reformer (confère Matt. 5, 17).. La crânologie est un pan du vaste patrimoine culturel et traditionnel Bamiléké. Or nous pensons que nous ne pourrons pas mieux expliquer notre point de vue si nous ne faisons pas allusion à d’autres aspects de cette tradition et culture qui ont une relation directe et intime avec la crânologie.

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Tout Chrétien Bamiléké devrait offrir une poule à Créateur

 

          De manière générale, la venue d’un nouveau né dans la famille des peuples Bamilékés est un moment de joie et de réjouissance. Et à cet effet, plusieurs rites sont observés afin de permettre à l’enfant de grandir en intelligence, en sagesse, en puissance et en stature afin de mieux accomplir sa destinée dans notre bas monde. Pour tout enfant bamiléké pure souche vivant ou non au Cameroun, ou tout enfant de père Bamiléké et de mère étrangère qui est né ici, et même ceux qui vivent en Extrême Orient à l’autre bout du monde, un morceau du cordon ombilical doit retourner obligatoirement au village de son père comme pour signifier qu’il appartient bien à la terre et aux racines de ces ancêtres. Bref c’est une marque d’attachement et de reconnaissance. D’où le rite d’enterrement du bout du cordon ombilical. Si le bébé est présent, la doyenne d’âge parmi les femmes du lignage lui fait des onctions avec une herbe sacrée triturée avec un peu d’eau, d’huile et de la terre sur la poitrine et sur les lèvres. Le reste est déposé soit au chevet du lit ou du berceau du nouveau né. Si l’enfant est à l’étranger, comme c’est le cas de ces nombreux enfants nés à Pékin, à Moscou, Paris, Londres, Washington, etc. Le mélange de cette herbe sacrée est retourné au nouveau né pour les onctions diverses et les attouchements nécessaires. Le rite du cordon ombilical : premier baptême de l’enfant Le Cordon enterré insère et intègre l’enfant au cœur de l’univers, et c’est ainsi ici pour signifier qu’on est poussière et qu’on retournera poussière.

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Du pouvoir maléfique de la parole

Du pouvoir maléfique de la Parole en pays bamiléké : le phénomène du «tchop »

 

      

        Chez les peuples bamilékés de façon générale, nos paroles, nos actes et nos mauvais gestes  témoignent contre nous et contre nos progénitures pour des générations et des générations. Tout bamiléké de pure souche, conscient de la puissance et du pouvoir du verbe, de la parole lâchée, prononcée dans de bonnes conditions ou dans des mauvaises circonstances (surtout dans une concession familiale ou un lieu sacré) ne serait pas étranger à ce genre de démon monstrueux né de la parole.  Lequel sème désolation et ravage dans nos familles et toute la contrée bamiléké. (cf. le prologue de l’évangile selon St Jean). A propos et d’ailleurs, il est écrit que ce n’est pas ce qui entre dans la bouche de l’homme qui le tue, mais plutôt ce qui sort de sa bouche. Donc, la parole est une épée, un glaive, d’où la naissance du « tchop » né du fait de secouer sans cesse la poussière et la cendre de nos pieds, ou de ruminer sans cesse sa rancune contre autrui afin que cela témoigne contre ceux qu’on voudrait accabler. 

        

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