REACTION A LA LETTRE DE TONYE BAKOT

                                                           
                                                   Par Gabriel MOTZEBO 

          Ma sortie à propos de la lettre de l’Archevêque de Yaoundé(je suppose que tout le monde en a entendu parler),  est dictée par sa persistance dans une démarche difficilement compréhensible. J’avoue que j'ai d'abord pensé, un peu naïvement à un écart de langage, une passade vite oubliée ou regrettée. La persistance de Mgr, ainsi que  la mise à l'écart du vice-doyen, qui pourtant conteste d’être à l'origine de la fuite, me laissent perplexe. Et si Mgr n'était que la tête visible d'une hydre à têtes multiples et aux ramifications insoupçonnées?

          Il importe toutefois de ne pas se laisser perturber par les déclarations de Mgr. Aucune raison d'en perdre l'insomnie, sans toutefois faire comme si de rien n'était du tout. Chacun doit y réfléchir et en tirer les conclusions pertinentes et utiles. L'histoire regorge de velléités excessives qui échouent avec fracas. Toutes proportions bien gardées, Hitler dans sa tombe n'en finit, certainement pas, de se retourner sur sa défaite cinglante de la Deuxième. L’ Éternel aura eu le dernier mot, comme toujours. D’ou mon flegme de tantôt.

Pour ma part , je trouve normal de partager, A PRIORI, les préoccupations de son prochain, comme nous l'enseigne l’Église. Avant de tenter d'en comprendre les motifs et les fondements.

C'est certainement la raison pour laquelle j'ai continué, et terminé la lecture de cette fameuse lettre de Mgr Bakot au doyen de la faculté de gestion de l' Université Catholique d'Afrique Centrale. Avec, en plus de la plus grande sérénité donc,  le maximum  de tolérance possible, je  vais tenter une analyse froide, sans me laisser subjuguer par l'émotion primaire, la revanche ou quelque énervement, tous fort mauvais conseillers.

Le premier  réflexe qui me vient, c'est de me demander pourquoi une note écrite pour tenter de comprendre des statistiques. Rien de normal que de demander des statistiques, on le fait tous les jours.Encore faut-il en connaître l'usage.Dans le cas d'espèce, une simple demande verbale au Doyen de la faculté aurait suffi pour éclairer la lanterne du demandeur. Aussi facile que cela. Les écrits sont traîtres et ont la vie dure, car laissent inévitablement des traces indélébiles.

Passé ce réflexe, je suis tenté de penser que Mgr a agi par précipitation(? ).Il a pourtant eu le temps de rédiger sa note, et, sûrement, de la relire avant de l'envoyer au Doyen, statistiques à l'appui. La raison de ma réaction évoquée ci-avant, en tout début, ne crédite pas cette hypothèse.

La négligence? Possible. Mais pour un sujet aussi sensible, cela parait difficilement acceptable. Sauf qu'aucun crime, si crime il y a, n'est parfait. Le jour finit toujours par se lever.Une lampe allumée ne se cache pas sous le boisseau.La lumière finira par filtrer.

La manipulation? Je suis perplexe. Mgr n'est quand même pas né de la dernière pluie. Pourquoi (et comment) lui ferait-on, par exemple, penser que sur les 29 enseignants permanents que compte  l'UCAC,  si 11 sont du Centre et 9 Bamilékés... il y aurait péril en la demeure? Cette hypothèse  tient difficilement devant les rapports démographiques régionales, et n'aurait mémé aucun sens. Alors?

 Mgr aurait-il voulu faire plaisir à quelqu'un en déclenchant les "hostilités»? That is the question. Et sa réserve d'homme d'église alors?

"Ni Grecs, ni Juifs». Nous ne devons pas faire de discrimination entre les brebis de Dieu, ni l'encourager. Il y aura toujours une ethnie majoritaire au Cameroun, comme ailleurs. Peut importe laquelle. C’est la volonté de Dieu, et nous devons l'accepter. Sinon, nous aurons failli. A la limite, prions Le pertinemment  de donner plus de chance d'entrer à l'UCAC à nos concitoyens du Nord-Ouest, du Sud-ouest ou de l'Est, vraiment peu présents dans cette institution universitaire, pour raison linguistiques ou culturelles(mais pas intellectuelles). Les associations arbitraires de régions, montées de toutes pièces sont de nature tendancieuse, et ne ressortent rien de constructif.La vigilance face aux démons de la division devrait être permanente.

L’église  doit rester au-dessus de la mêlée, restant  un haut lieu privilégié de justice, d'union,  de paix et de  conciliation, de même que les institutions universitaires religieuses devraient demeurer le lieu par excellence du mérite, d'excellence, d'équité et d'impartialité.  Ne les  transformons pas en arènes pour joutes stériles. Les combats justes à mener, il y en a assez, notamment  celui de la tolérance, du respect du méritant, fut-il allogène(?), autochtone(?) ou étranger. Ne nous laissons pas distraire ailleurs, car  une nation ne saurait se construire sur du sable mouvant.

A chacun selon sa conscience."Ne jugez pas, pour ne pas être jugé». Mgr, je me garde de vous juger, et je  vous souhaite  une bonne relecture de votre note. Que  L e Seigneur vous bénisse  et vous inonde de mille grâces!.

                                                                                                        


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Commentaires (3)

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