Auto-interview: De l'affaire IYA MOHAMED (suite)

Le Journaliste: Bonsoir Mr KOM,

KOM Bernard: Bonsoir Mr le Journaliste.

Le journaliste: Vous avez souhaité vous exprimer à nouveau au sujet de l'affaire IYA MOHAMED. N'est-ce pas déjà un peu hors d'actualité?

KOM Bernard:Je ne pense pas, du moment que les dernières nouvelles mettent par exemple en exergue, les Imams du Nord Cameroun, le rôle de ISSA HAYATOU (le Pdt de la C.A.F.), la Ministre YOUSSOUF ADIDJA, l'attitude attendue de la FIFA face à la mise sur pied d'un comité de normalisation à la FECAFOOT, etc.

Le Journaliste: Pourquoi avoir attendu tant de temps depuis l'arrestation de M IYA, pour réagir?

KOM Bernard: Il y avait tout simplement de nombreuses autres préoccupations à gérer.

Le Journaliste: Alors quel est votre regard personnel vis-à-vis de l'incarcération de M IYA MOHAMED?

KOM Bernard: Ma présente intervention, tout comme les précédentes, est simplement une contribution citoyenne face à une question nationale.

          Je me suis demandé, "mais finalement, qui est "éperviable" et qui ne l'est pas?". Que veut l'opération épervier, à la fin? J'ai souhaité dans une auto-interview passée, que la CONAC (COmission Nationale de lutte Anti- Corruption), par exemple, nous publie la liste des bons gestionnaires publics de l'année 2012, afin qu'on ne soit pas là seulement à punir le vice, sans récompenser la vertu. Cette objectivité nous manque un peu dans la gestion des affaires nationales, au Cameroun. C'est comme, de la même manière, beaucoup de Camerounais ne diront jamais que ce le Président BIYA a fait de mal, sans jamais faire la moindre allusion à l'une quelconque de ses réussites. Pareilles démarches n'ont souvent pour seule finalité que l'encouragement de la haine et de la division.

Le journaliste: Vous remettez donc en question l'arrestation de Mr IYA MOHAMED? Est-ce que vous ne nous ramenez pas un peu en arrière?

KOM Bernard: C'est vrai que suffisamment d'eau a coulé sous le pont. Mais, Mr IYA (Sodecoton), tout comme MM FORJINDAM (chantier naval), Charles METOUCK (Sonara), Yves Michel FOTSO (Camair), Mme Minette LIBOM LI LIKENG(Douane), ETOUNDI OYONO(Port A. D.), etc, sont pour moi des Entrepreneurs Prospères, des Modèles dont le Cameroun d'aujourd'hui et de demain ont besoin.

Le journaliste: Mais, Mr IYA et compagnie ont détourné dans les caisses de l'État, Mr KOM. Ce sont des voleurs.

KOM Bernard: S'il n'y a pas d'autres chefs d'accusation contre Mr IYA, eh bien, dire que sa gestion a entraîné une perte de neuf (9) milliards à l'État camerounais ne traduit pas qu'il a empoché cet argent. Il ne s'agit donc pas de détournement.

          De plus, voici: i) Aucun gestionnaire n'est parfait, qu'il soit Américain, Chinois, Anglais, français ou Camerounais, et autres. ii) Dans ce sens Mr IYA n'est pas parfait et est un voleur.

          Mais, toutefois, il y a des chefs d'entreprises qui "mangent", font "manger" les autres et font progresser en même temps l'entreprise. C'est cela la Bonne Gouvernance, en termes simples. Mr IYA et ceux ci-dessus évoqués, sont de tels Bons Gouvernants, et de ce fait j'aime bien les désigner sous le vocable de Camerounais Supérieurs (sans que cela signifie qu'ils soient au-dessus de la loi, bien entendu). Enfin, même s'ils sont des voleurs, ce sont des "voleurs propres".

Le journaliste: Vous semblez donc reprocher quelque chose à la démarche de l'opération épervier.

KOM Bernard: On a l'impression à la fin d'une justice contre les Bons et les Méchants en même temps. Je profite donc de cette autre auto-interview pour solliciter auprès de la CONAC et de la justice camerounaise, que ces Camerounais Supérieurs soient ménagés et éventuellement libérés sous conditions.

Le journaliste: Quelles conditions, par exemple?

KOM Bernard: Par exemple une enquête sérieuse sur les avoirs de chacun d'eux, suivie d'un prélèvement du trop-perçu, un renforcement du contrôle financier et d'un maintien possible au poste.

Le journaliste: Ainsi, vous n'êtes pas démocrate, du moins pour ce qui est de l'alternance au pouvoir, Mr KOM, quand vous parlez de maintien au poste.

KOM Bernard: Il n'a jamais été prouvé que la démocratie soit le meilleur système de gouvernement. Donc, l'on doit cesser de s'encombrer des exigences démocratiques qu'elles viennent de l'intérieur ou de l'extérieur. Que la communauté internationale le comprenne. Par contre la Bonne Gouvernance, ça c'est une obligation pour tous les Managers d'un pays, y compris le chef de l'État. Elle est la principale contrainte étatique après le souci de paix, suivie du souci de l'intégration nationale.

Le journaliste: Vous faites de la Bonne gouvernance une fin, visiblement.

KOM Bernard: J'en viens même à penser que pour favoriser l'accès de nos pays africains à l'émergence, l'on ne devrait plus choisir nos chefs d'États parmi les simples leaders de partis politiques, mais plutôt parmi les Citoyens Supérieures, c'est-à-dire ces citoyens qui ont du respect pour leurs semblables dans leurs démarches de gestionnaires. Choisir le Chef de État parmi les Bons gouvernants, voilà qui traduit un certain respect du profil de carrière, car la gestion d'un pays s'apparente à celle d'une entreprise.

Le journaliste: Veuillez préciser votre pensée.

KOM Bernard: Dans chaque pays, il y a des Maires, des Préfets, des Députés, des Proviseurs, des Ministres, des Entrepreneurs privées, et autres, qui se démarquent souvent par leur Bonne Gouvernance (Redressement d'entreprise, Paiement régulier des salaires, Progression du chiffre d'affaire, Respect des droits de l''homme, etc), statistiques à l'appui, peuple à témoin, et ce depuis au moins quinze ans. C'est parmi ceux -là que l'on devrait , à mon avis, choisir à chaque fois un chef d'État. De tels choix permettraient à coup sûr d'éviter la faillite de l'État.

Le journaliste: Vous pensez donc que Mr IYA ne méritait pas la prison, en tant que Camerounais Supérieur, au même titre que Charles METOUCK, FORJINDAM et autres, quoi.

KOM Bernard: Aux noms de la réconciliation nationale, de la Bonne gouvernance urgente, et donc de l'émergence, je pense que ce serait une bonne chose de l'en priver. Qui sait si ce ne serait pas ça aussi l'exigence fondamentale et implicite de la FIFA, depuis ses multiples interventions au Cameroun ces dernières semaines?

Le journaliste: Merci M KOM.

KOM Bernard: Bonne journée et à bientôt.

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